L’aventure de Mike : un parcours remarquable de traitement et de guérison du cancer

Depuis la fin avril, Michael Baine a recueilli plus de 45 000 $ pour contribuer aux soins du cancer à l’Hôpital d’Ottawa. Il a couru 38 marathons depuis 1978 à la Fin de semaine des courses d’Ottawa, mais cette année sera un peu différente, et pas seulement en raison de la pandémie. Michael est marathonien et randonneur chevronné, mais il n’a fait aucune randonnée alpine ou course extrême cette année. 

En mai 2020, lorsque la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa est devenue virtuelle, Michael a reçu un diagnostic de cancer métastatique de la prostate de stade 4. Il avait prévu d’atteindre le sommet du Kilimandjaro, en Tanzanie, en août 2020, mais en raison d’une crise sanitaire à la fois mondiale et personnelle, il a mis en attente ce projet alors que les médecins traitaient son cancer de manière intensive. 

« Mon expérience a été à l’image de la pandémie, avec beaucoup de hauts et de bas et des moments très difficiles. On m’a placé une tige de titane dans le fémur, puis j’ai subi des radiations et de la chimio, qui causent leur propre lot de malaises. » Il y a aussi eu des points positifs, dit-il : « Notre famille est plus proche aujourd’hui que jamais. Nous avons pu inclure notre plus jeune fille dans notre bulle, ce qui nous a permis de tisser des liens chaque jour avec notre petite-fille, Celeste. Elle est née quelques jours après mon diagnostic, et elle est notre 12e petit-enfant. »

Au cours des 11 derniers mois, Michael a tenu un blogue, « Mike’s adventure », qu’il a envoyé à un groupe d’amis et de membres de la famille qui ont suivi son parcours de traitement et de rétablissement. À 72 ans, Michael mène une vie très active et il est en bonne santé. Il a effectué des randonnées en haute altitude dans les Andes et à Machu Picchu, au camp de base de l’Everest, au Népal, au mont Blanc à travers la France, l’Italie et la Suisse, et enfin, en 2019, une randonnée en solitaire de 25 km/jour et de 450 km à travers les Alpes, de Munich, en Allemagne, à Venise, en Italie. Un véritable aventurier!

Très récemment, les médecins ont annoncé une nouvelle inquiétante à Michael : le cancer a repris sa progression et s’est déplacé vers les os de son bassin. 

« Mardi, après avoir reçu cette nouvelle, j’ai envoyé un courriel aux contacts de mon groupe pour leur demander de me parrainer. Je prévois marcher un demi-marathon au profit de la Fondation de l’Hôpital d’Ottawa. » Il a choisi le 16 mai comme date de course, car ce jour marque un an depuis le début de son combat avec le cancer. Après le demi-marathon de marche, Michael commencera un nouveau traitement pour éliminer la tumeur.

Il a consulté son oncologue au sujet de son projet de marcher une vingtaine de kilomètres, et a reçu l’autorisation de procéder, ainsi que le conseil d’« écouter son corps ». 

Le 16 mai, à 8 h, beau temps, mauvais temps, Michael partira de Westboro, se dirigera vers l’est le long du chemin Richmond jusqu’à Wellington, Rideau et Sussex. Il fera ensuite une boucle autour de la résidence du gouverneur général et reviendra sur ses pas. Les bâtons de marche qui lui ont permis de traverser le camp de base de l’Everest, le Pérou et les Alpes l’aideront à alléger la pression que la tige de titane exerce sur sa jambe et lui cause « un certain inconfort ». 

Certains amis et membres de la famille marcheront en solidarité le même jour dans d’autres quartiers de la ville. La fille de Michael et sa famille, dont la petite Celeste, âgée de 10 mois, l’accompagneront pendant une partie ou la totalité du trajet. Michael nous confie : « Nous nous adapterons en fonction des besoins. La poussette peut faire servir de marchette pour soulager la pression si nécessaire. Je prends mon temps, je ne cherche pas à établir des records cette année. Je peux m’arrêter et discuter un instant ou boire de l’eau et prendre le temps de saluer les gens. Selon mes calculs, il faut 6 heures pour marcher un demi-marathon. Mon meilleur temps a été en 1979, lorsque le départ se faisait de Carleton, et j’ai terminé le marathon en 3 h 07. Je sais que je ne pourrai jamais battre ce temps! Je verrai comment je me sentirai le jour de l’épreuve ».

Lorsqu’on lui pose la question, Michael attribue la quantité élevée des dons aux liens continus qu’il a entretenus avec ses collègues, ses amis, ses compagnons d’aventure et même ses camarades de classe du primaire. 

« J’ai la grande chance d’avoir pu tisser des liens avec des personnes extraordinaires de tous les milieux, du monde entier et de différentes périodes de ma vie. Un groupe de personnes qui ont fait un don sont en fait des amis que j’ai depuis la première année du primaire, de Hamilton. Une autre personne qui a fait un don est originaire d’Australie, et nous nous sommes rencontrés au Népal! »

C’est en demandant qu’on découvre ce qui est possible.

« Les gens aiment aider, ils se sentent moins impuissants quand ils voient qu’ils peuvent apporter un soutien », nous dit Michael. 

Michael recueille des fonds à Ottawa depuis des décennies, notamment pour les collectes annuelles de l’Hôpital d’Ottawa et du CHEO, mais il ne s’attendait pas à un tel résultat. Lorsqu’il a envoyé son appel par courriel, il visait entre 3 000 $ et 5 000 $, et il se dit « très heureux d’avoir recueilli autant d’argent si rapidement. Des personnes très proches m’ont soutenu tout au long de ces 11 mois. Chacune de ces personnes sait à quel point l’Hôpital d’Ottawa a été merveilleux. C’est fantastique de recevoir autant de soutien! »

Ses enfants et petits-enfants passent en voiture pour lui rendre visite à distance, et ses petits-enfants ont réalisé des œuvres d’art pour les murs de sa chambre, avec des photos de ses aventures extraordinaires. « Le fait d’inclure un nouveau-né à la bulle familiale apporte énormément de joie. Soutenir notre plus jeune fille à l’arrivée de son premier enfant est une merveilleuse expérience. Il a été très difficile d’annoncer à mes quatre filles le diagnostic de mon cancer, mais ce sont des femmes fabuleuses et fortes. Ma femme est ma compagne et ma partenaire dans tout ce que je vis, et nous avons beaucoup de chance d’être ensemble. Notre famille compte maintenant 22 membres, et la plupart d’entre eux sont à Ottawa. »

Que diriez-vous d’apporter votre soutien à Michael Baine pour son demi-marathon? Chaque dollar recueilli ira directement au Centre de cancérologie de l’Hôpital d’Ottawa. Visitez sa page de collecte de fonds pour faire un don et lui envoyer un message de soutien

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