Courir ensemble : surmonter le diabète de type 1 et tisser des liens

Le quotidien face aux exigences constantes du diabète de type 1

« Je n’avais pas de relations étroites avec des gens qui comprenaient vraiment à quoi ressemblait le quotidien avec le diabète », explique Brianne Brady. « À l’époque, je souffrais d’épuisement dû au diabète, et je me sentais dépassée par les exigences constantes que m’imposait la gestion de la maladie. »

Brianne a reçu un diagnostic de diabète de type 1 lorsqu’elle avait neuf ans. Ce qui semblait être une infection virale persistante a rapidement nécessité une visite d’urgence à l’hôpital, où des analyses sanguines ont confirmé le diagnostic.

« À ce moment-là, je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait, ni pourquoi c’était si urgent », dit-elle.

Elle a passé huit jours à l’hôpital pour apprendre à surveiller sa glycémie, à s’injecter de l’insuline, et à s’adapter à un tout nouveau mode de vie. Le diagnostic a marqué toute sa famille. Les activités quotidiennes ont soudainement nécessité une planification minutieuse : l’insuline, les accessoires, les collations en cas d’hypoglycémie, et la préparation à toute éventualité.

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune qui nécessite une surveillance constante et la gestion de l’insuline. Contrairement au diabète de type 2, il ne peut être ni prévenu ni guéri. La gestion de cette maladie consiste à maintenir un équilibre entre l’insuline, l’alimentation, l’activité physique, le stress, et la glycémie, 24 heures sur 24.

Si les personnes atteintes de diabète doivent obligatoirement déployer ces efforts constants pour maintenir l’équilibre dans leur quotidien, le poids émotionnel que ces efforts représentent peut être considérable. Pendant des années, Brianne ne connaissait pas beaucoup d’autres personnes qui vivaient avec cette maladie.

Trouver des gens qui comprennent

Tout a changé en 2023 lorsqu’elle a découvert Connected in Motion, un organisme de bienfaisance canadien qui offre des programmes et des activités aux personnes qui vivent avec le diabète de type 1.

Elle a découvert l’organisme sur les réseaux sociaux, et a fini par s’inscrire à Ontario Slipstream, une retraite de fin de semaine destinée aux adultes qui vivent avec le diabète de type 1. Même après s’être inscrite, elle hésitait à y aller.

« J’ai fait près de trois heures de route toute seule pour participer à une retraite de trois jours et deux nuits », raconte-t-elle. « Je n’avais jamais participé à un camp où on passe la nuit, et je ne connaissais personne là-bas. »

À son arrivée, elle était rendue à se demander si elle avait pris la bonne décision. Mais, ses doutes se sont vite dissipés.

« Ce qui m’a le plus marquée, c’est qu’ils comprenaient tous ce que c’était la vie avec le diabète de type 1, car ils la vivaient eux aussi », explique-t-elle.

Le premier soir, au souper, Brianne s’est assise toute seule, intimidée par ce grand groupe d’inconnus. En quelques secondes, les gens l’ont invitée à se joindre à eux et ont fait en sorte qu’elle se sente intégrée. « C’était la première fois de ma vie que je me retrouvais entourée d’autant de personnes qui comprenaient vraiment ce que signifie vivre avec le diabète de type 1. »

Elle est revenue de cette fin de semaine avec le sentiment d’avoir été comprise, et soutenue, et sa solitude s’est atténuée. Depuis, elle a participé à de nombreux programmes et événements organisés par Connected in Motion, notamment les « Winter Adventures », le « Hiking Weekend », des activités d’une journée, et la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa.

Grâce à ces expériences, elle a rencontré ce que la communauté appelle des « diabuddies » : des amis qui comprennent à la fois les difficultés et les victoires liées à la vie avec le diabète de type 1.

« Le diabète de type 1 peut entraîner énormément de difficultés et d’isolement », dit-elle. « Le fait de côtoyer des personnes qui comprennent vraiment les moments difficiles, qui offrent leur soutien, et qui parlent de leurs propres expériences change absolument tout. »

À la conquête de la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa

En 2025, Connected in Motion a également fait découvrir à Brianne la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa. Avant cette expérience, elle n’avait jamais participé à une course et ne se considérait pas comme une coureuse.

« Je savais que je pouvais facilement marcher 5 km, et je n’avais aucune intention de courir », dit-elle. « Ce qui m’a motivée, ce n’était pas la course en soi, mais la possibilité de participer à un événement en compagnie de personnes avec lesquelles j’aime vraiment passer du temps. »

Elle a terminé le 5 km en compagnie de deux autres membres de la communauté Connected in Motion. Ensemble, ils ont marché sur la majeure partie du parcours, ont couru à certains moments, et ont cherché avant tout à profiter de l’expérience.

« Tout le monde m’a encouragée et m’a soutenue, quel que soit le rythme ou le niveau d’expérience », dit-elle. « Ce que j’ai le plus admiré, c’est que cet événement mettait véritablement à l’honneur la participation, l’esprit collectif, et les réussites personnelles, quelles qu’elles soient pour chaque personne. »

Cette année, Brianne revient à la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa et s’entraîne pour le 5K. « Même si cet événement nécessite un déplacement de ma part, il en vaut vraiment la peine », dit-elle.  

« Le soutien de la communauté CIM m’a donné la confiance nécessaire pour me lancer des défis que je n’aurais jamais envisagés auparavant. »

Connected in Motion réunira une nouvelle fois des coureurs et une équipe d’accompagnement lors de la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa. Cette initiative rassemble des personnes qui vivent avec le diabète de type 1 et les invite à célébrer l’activité physique, les liens sociaux, et l’esprit collectif.

« Ces expériences m’ont aidée à gagner en confiance pour essayer de nouvelles activités, et à réduire mon sentiment de solitude dans la gestion du diabète. CIM m’a permis de développer un sentiment d’appartenance qui a véritablement changé ma vie, et qui continue d’influencer ma façon d’aborder à la fois le diabète et la vie en général. »

Au-delà de la gestion du diabète

Selon Brianne, ce qui a été le plus enrichissant dans son expérience, c’est d’avoir rencontré des personnes qui comprennent vraiment ce que signifie vivre avec le diabète de type 1. 

« Je ne serai jamais reconnaissante d’avoir le diabète de type 1 », dit-elle, « mais je suis profondément reconnaissante que cette maladie m’ait menée vers les gens et les liens que j’ai trouvés grâce à Connected in Motion. »

Pour soutenir Brianne et Connected in Motion lors de la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa, vous pouvez faire un don, venir encourager les participants, ou courir avec l’équipe.