Coureur du quartier Gatineau – Terry SanCartier

Terry SanCartier, qui fait partie des Place du Portage Road Runners, un club de course affilié à Courez Ottawa, a fait son premier marathon à Ottawa en 2007.

« Le premier marathon reste à jamais gravé dans notre esprit », explique-t-il. « Mon objectif était 3:45 et c’est exactement le temps que j’ai fait. En franchissant la ligne d’arrivée, j’étais tellement heureux d’avoir accompli un tel exploit. Je n’avais jamais rien fait de tel. »

Originaire de Sudbury, SanCartier est déménagé à Nepean à la fin des années 1980 pour poursuivre ses études au Collège Algonquin. Il est déménagé à Gatineau la même année qu’il a couru son premier marathon et à l’automne, il a participé à celui de Toronto. Graduellement, il en est venu à en faire trois par année, puis cinq et même six ou sept marathons par année.

« Au début, j’ai tout fait pour me qualifier pour le Marathon de Boston », mentionne-t-il, « mais c’était difficile et j’étais découragé. »

Inquiet que sa passion pour le sport s’atténue, il s’est fixé un autre objectif : celui de faire 50 marathons avant d’avoir 50 ans.

« J’ai atteint mon objectif à 45 ans », dit-il. « Puis, pendant quelques mois, je me suis demandé ce que j’allais faire à présent. J’ai donc augmenté le défi à 100 marathons avant l’âge de 50 ans. »

Terry, qui aura 48 ans ce mois-ci, vient tout juste de terminer son 75e marathon le 4 novembre dernier, à Hamilton (Road2Hope). Avec seulement deux ans pour faire 25 marathons, il planifie faire en faire au moins 13 en 2019.

« Voici la carte de mon trajet de course. Je l’appelle la boucle du pont Champlain. J’alterne la direction de temps à autre, mais je pars le plus souvent du côté ontarien de la rivière. Le côté québécois est en pente et est excellent pour s’entraîner en vue des courses sur terrain inégal. J’aime cette boucle puisqu’elle est habituellement moins achalandée que les sentiers le long du canal en été, particulièrement du côté du Québec. »

Il court régulièrement en Ontario et au Québec, mais il aimerait participer à des épreuves dans les Maritimes, les Prairies et les Territoires. Sa conjointe, Geneviève Lagrange, et lui ont aussi décidé de faire un voyage de course à l’étranger chaque année. L’année prochaine, ils iront en Croatie.

« Ma conjointe et moi adorons voyager et ça me permet de m’adonner à une autre passion, soit la photographie. »

En 2014, il s’est rendu en Gambie, en Afrique occidentale, pour participer à la course Love4Gambia. Cette course a pour but de promouvoir l’éducation sanitaire et d’amasser des fonds pour cette dernière. Terry faisait partie d’un groupe qui a parcouru 424 km en 17 jours. Et cette course caritative a eu lieu tout juste une semaine avant sa participation à la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa.

« J’aime raconter mes histoires, mais pas pour me vanter », indique-t-il. « Je veux inspirer les gens. Ça peut sembler cliché, mais si je n’avais pas fait ce marathon en 2007, je ne serais pas où j’en suis maintenant. Je n’aurais pas été en Gambie pour aider les gens là-bas. »

Terry, qui vit près de Chelsea et qui travaille à Ottawa chez Transports Canada, s’est joint au club des Road Runners il y a environ huit ans. Plusieurs fonctionnaires se seront rendu compte qu’ils partaient tous de Place du Portage pour faire leur course et ils ont décidé de courir ensemble.

Richard Goodfellow, un des membres fondateurs du club, a indiqué que chaque membre avait un surnom. Comme Terry parcourt énormément de kilomètres, on l’a surnommé « Diesel ».

« Il est l’une des personnes les plus gentilles que je connaisse », affirme Richard. « Il se fait un nouvel ami à chaque course afin de passer le temps. »

Il arrive parfois que les Road Runners prennent un temps de dîner plus long et s’aventurent dans le parc de la Gatineau. Bien que l’automne soit sa saison préférée pour courir, Terry aime les courses estivales, qui sont toujours très amusantes. Il se souvient de la fois où les membres du club se sont rendus jusqu’au stationnement P11 de la plage O’Brien en voiture pour aller courir dans les ruines Carbide Willson. Ils ont terminé leur jogging dans le boisé et se sont rafraichis dans un petit ruisseau.

Richard se souvient très bien de cette journée : « Est-ce que Terry vous a dit qu’il y avait des bières en train de refroidir qui nous attendaient dans le ruisseau? »

Qui veut découvrir les superbes itinéraires de course à Gatineau et Ottawa? Inscrivez-vous à l’édition 2019 de la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa et vous verrez ce que la région de la capitale nationale a à offrir.