Dix coureurs à surveiller au Marathon d’Ottawa Banque Scotia de 2019

Six hommes à surveiller

Abera Kuma, Éthiopie, 28 ans

Abera arrive à Ottawa avec un record personnel de 2:05:50, qu’il a établi en 2018, au marathon de Rotterdam. Il s’agit de sa deuxième course qu’il finit en moins de 2:06. Fait notable : il a réalisé cette performance à peine 35 jours après le marathon du lac Biwa, qu’il a terminé en 2:09:31. Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il a accepté de participer à une course aussi tôt après un marathon, il a répondu qu’il voulait simplement se racheter pour sa faible performance au Japon. Nous sommes certains que dès son arrivée au Canada, il sera bien reposé et aura hâte d’essayer de battre le record de parcours de 2:06:54 de son compatriote Yemane Tsegay.

Martin Kosgey, Kenya, 30 ans

Ce Kényan de 30 ans est reconnu pour avoir terminé deuxième à plusieurs marathons internationaux, notamment à Hanovre et Francfort. D’ailleurs, sa dernière victoire remonte à cinq ans, en 2014, au marathon de Lyon. Il s’est toutefois amélioré tout au long de sa carrière. Il a établi un record personnel de 2:06:41, au marathon de Francfort, en 2018. En quelle position pensezvous qu’il a terminé? Deuxième, bien sûr! Il est maintenant impatient de remporter une victoire à Ottawa, et les 30 000 $ CA qui reviennent au gagnant.

Marius Kimutai, Kenya, 26 ans

Grâce à un record personnel de 2:05:47, établi à Amsterdam, en 2016, Marius est un coureur à surveiller. Sa performance dépendra en grande partie de sa récupération après le marathon de Chongqing, en Chine, tenu le 31 mars. Il a terminé quatrième, en 2:10:37. Cependant, ce résultat ne révèle pas tout. En plus du temps humide qui a marqué la course, le courant d’air d’un hélicoptère volant à basse altitude a déplacé plusieurs panneaux publicitaires qui longeaient le parcours, ce qui a brièvement bloqué la route des coureurs de tête. Marius se sent toutefois d’attaque pour Ottawa.

Tsedat Ayana, Éthiopie, 23 ans

Tsedat a remporté la victoire à Séville (une épreuve Label d’or de l’IAAF), en février 2019, et il a fracassé le record de parcours de plus d’une minute. Il a terminé la course en 2:06:36. Il a déduit presque trois minutes de son record personnel précédent (2:09:26), qu’il avait établi à Barcelone. Plus récemment, il a enregistré un record personnel de 60:44 au demi-marathon de Jianzhen, en Chine. Il a terminé sixième à cette épreuve Label d’or de l’IAAF.

Reid Coolsaet, Canada, 39 ans

Grâce à un record personnel de 2:10:28, établi à Berlin en 2015, Reid est depuis quelques années le meilleur marathonien au pays. Double olympien canadien, il a également terminé en 2:10:55 le marathon de Fukuoka, en 2016, et plusieurs autres épreuves entre 2:11 et 2:12. Il a toutefois subi des blessures en 2018, et a dû faire une pause. Le résident d’Hamilton, en Ontario, s’entraîne depuis quelques mois à Boulder, au Colorado, en vue du marathon d’Ottawa. Ce père de deux enfants est un compétiteur futé, et il n’a pas dit son dernier mot à la course.

 

Cinq femmes à surveiller

Shuko Gemeno Éthiopie 23

Shuko a connu le succès très tôt au marathon. En 2013, alors qu’elle n’avait que 18 ans, elle a terminé deuxième au marathon de Beyrouth, une épreuve Label d’argent de l’IAAF. Trois ans plus tard, en 2016, elle a remporté le marathon de Mumbai, en 2:27:50, puis le marathon de Vienne, en 2:24:31, un record personnel fracassant. De toute évidence, une longue carrière l’attend. Notons que sa préparation semble se dérouler très bien. Le 7 avril, elle a terminé deuxième au demi-marathon Nova Poshta de Kiev, en Ukraine, en 1:10:54. Elle figure aussi parmi les prodiges du célèbre entraîneur éthiopien, Gemedu Dedefo, et elle s’entraîne avec un groupe de femmes talentueuses, dans les hautes altitudes de l’Éthiopie centrale.

Tirfi Tsegaye, Éthiopie, 34 ans
Tirfi a un curriculum vitae très enviable, couronné par un record personnel attrayant de 2:19:41, établi lors de sa victoire au marathon de Dubaï, en 2016. Ce temps est demeuré le meilleur de l’année. Elle a déjà remporté les marathons de Tokyo et de Berlin, a terminé deuxième au marathon de Boston et troisième à celui de Londres. Peu d’athlètes de haut niveau réussissent à monter sur le podium d’une épreuve World Marathon Major (Tokyo, Berlin, Londres et Boston le sont), encore moins de quatre. Elle a également terminé quatrième aux Jeux olympiques de Rio, en 2016. Elle a depuis donné naissance à un petit garçon. Ottawa marque donc le retour de cette impressionnante athlète.

Abeba-Tekulu Gebremeskel, Éthiopie, 39 ans

Abeba-Tekulu a tranché plus de cinq minutes de son record personnel, lorsqu’elle a terminé deuxième, à Séville (le 17 février 2019). Elle a enregistré un temps de 2:24:53, ce qui représente un incroyable accomplissement pour l’Éthiopienne. Avant cette performance, elle a remporté des épreuves mineures, notamment à Porto, Buenos Aires et Firenze (Italie). Elle aura sans doute confiance de pouvoir courir aux côtés de ses compatriotes, dans les rues d’Ottawa.

Tigist Girma, Ethiopie, 26

With a personal best of 2:26:44 – set in winning the 2018 Guangzhou Marathon in China last December – Girma may not be on everyone’s radar. But since her victory at the 2016 Beirut Marathon (an IAAF Silver Label race), she has continued to improve thanks to having training partners such as three-time Olympic champion Tirunesh Dibaba and 2015 world marathon champion Mare Dibaba (no relation). Ottawa will be her first outing of 2019 and clearly she will be ready to battle the field.

Rachel Hannah, Canada, 32 ans

Deux mois après avoir terminé 25e aux IAAF World Cross Country Championships, Rachel a fait ses débuts au marathon en 2015, au Marathon d’Ottawa Banque Scotia. Elle l’a réussi en 2:33:30. Deux mois plus tard, elle a remporté la médaille de bronze au marathon, lors des Jeux panaméricains de 2015, à Toronto. Depuis, elle a réduit son record personnel à 2:32:09 (à Houston, en 2016) avant de traverser une longue période de blessures (des fractures de stress du sacrum et des métatarses, ainsi que de l’aménorrhée). Elle montre toutefois des signes qu’elle est prête à briller. De plus, Rachel a récemment changé de métier; elle occupe maintenant un poste de diététicienne à temps plein, à l’Université de Guelph.