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MUTAI FAIT FACE À UN TEST RIGOUREUX AU 10K LOWERTOWN BREWERY D’OTTAWA PAR PAUL GAINS

12 mai 2014 - Mise à jour : Krista DuChene et Atsedu Tsegay ont dû se désister en raison de blessures. 

Geoffrey Mutai revient au 10K Lowertown Brewery d’Ottawa pour faire face au plus imposant parterre de 10K jamais réuni en sol canadien, qui justifie certainement le statut Silver Label de l’IAAF de la course.

Champion en  2012 (27:42), Mutai a aussi couru ici il y a un an, mais, après avoir poussé la cadence pendant presque tout le parcours, il s’est éventuellement retrouvé troisième en 27:39, deux secondes derrière El Hassan Elabbassi du Maroc (27:37) et l’Éthiopien Adugna Bikila (27:38).

La superstar du Kenya a remporté le marathon de New-York à deux reprises, il est ancien champion du marathon de Berlin et aussi détenteur du record de parcours du marathon de Boston.  De plus, il connaît Ottawa comme le fond de sa poche.  Mais cette année, il fait face au détenteur du record du parcours (27:24), Deriba Merga d’Éthiopie.  Les deux hommes sont capables de courir en tenant les devants ou en donnant un coup sur les 250 derniers mètres.

Le record du parcours est certainement à sa portée, particulièrement si on considère que, quand Merga a établi le record en 2009, il s’est retrouvé seul à la borne de trois kilomètres.  En fait, il s’en allait décrocher un record mondial jusqu’au dernier tiers du parcours quand il a fait face à un fort vent de face.  Merga est, bien sûr, le plus connu pour avoir remporté le Marathon de Boston en 2009.

« Je suis emballé à l’idée d’affronter d’aussi bons athlètes (à Ottawa), »  dit-il, « et j’espère qu’ensemble nous allons pousser la course pour qu’elle soit très rapide et, si Dieu le veut, que le record de parcours tombe et que les organisateurs soient très heureux de la course. »

Entre temps Mutai a terminé 6ème au Virgin London Marathon le 13 avril, mais on s’attend à ce qu’il ait complètement récupéré pour Ottawa.  À part Merga, sa plus forte concurrence lui viendra probablement de son compatriote Wilson Kiprop.

À 27 ans, Kiprop a comme titre de gloire d’avoir remporté le championnat du monde au demi-marathon de l’IAAF en 2010, mais il a la distinction d’avoir couru le 10 000m le plus rapide jamais atteint en haute altitude, à 27:26.93.  Ce jour-là, à Nairobi, il a écarté le défi d’un certain Geoffrey Mutai pour remporter le championnat du Kenya de 2010.

Qui plus est, Kiprop a gagné les essais olympiques du Kenya en 2012, tenus à Eugene (Oregon), en 27:01.98, pour ensuite aller à Londres où il espérait mettre fin à la disette de médailles du Kenya qui remontait à 44 ans.  Mais quelques semaines avant les jeux, il s’est blessé.  Malgré le traitement, il dit qu’il a souffert pendant les Olympiques et il s’est retiré de la course.

Wilson Kiprop est plein de capacité et de force, mais porté à des incohérences et il sera intéressant de voir lequel des deux va se présenter dans la capitale canadienne.  La perspective d’affronter son compatriote le motive.

« Pour être franc, je ne connais pas beaucoup cette course », admet Kiprop.  « Les années passées la date ne se plaçait pas bien dans mon calendrier de compétition, mais j’ai toujours vérifié les résultats quand des athlètes que je connais couraient là-bas.  En considérant les gagnants des dernières éditions, je comprends que c’est une course de haute qualité et je suis heureux d’être en lice cette année.

« Je connais Geoffrey depuis longtemps, c’est un athlète professionnel sérieux et je suis confiant qu’il va récupérer du marathon de Londres et qu’il sera prêt à courir vite à Ottawa.  J’ai de bons souvenirs des luttes que nous avons eues au Kenya et à l’étranger.  Je le considère un opposant digne de respect.  Je serai prêt à le mettre au défi. »

Bien sûr, il se produit souvent des surprises, et l’Éthiopien de 22 ans Atsedu Tsegay pourrait bien être l’homme par qui la surprise arrive.  Avec un meilleur chrono de 27:28.11 au 10 000m sur piste réalisé l’an dernier et un meilleur temps de 58:47 au demi-marathon, Tsegay a quelques lettres de créance dont il n’a pas à rougir.  Et il n’en est pas à son premier voyage au Canada.  Il s’est classé 6ème aux Championnats du monde junior de l’IAAF en 2010, à Moncton (Nouveau-Brunswick).

Côté canadien, le saskatchewannais Kelly Wiebe était le premier Canadien à finir l’an passé, à 29:22 pour un 8ème place, et il revient en 2014.  Il a récemment remporté le 8K Modo Spring Run Off, à Vancouver, et il va pourchasser l’argent de prix ici.  En plus de l’addition aux prix en argent offerts aux huit premières places, le premier Canadien et la première Canadienne se mériteront un boni de 2 000 $

Le record féminin pourrait être abattu

Si la course chez les hommes a les ingrédients d’une bataille épique, la course des femmes sera aussi emballante et, si le temps se met de la partie, le record de parcours de 31:24 établi en 2005 par Grace Momanyi (Kenya) pourrait tomber.

Le parterre est mené par Mary Keitany, du Kenya, qui revient à la compétition suite à la naissance de sa fille l’an passé.  Même si elle est la plus connue pour avoir remporté le Marathon de Londres à deux reprises, où elle a établi son meilleur chrono personnel de 2:18:37, et terminé 4ème au marathon des Olympiques de 2012, elle est aussi de calibre mondial dans toutes les distances sur route.

Son meilleur temps personnel au 10K est un splendide 30:45 qu’elle a inscrit alors qu’elle allait briser le record mondial du demi-marathon dans le Ras Al Khamaih Half Marathon de 2011.  Ce standard de 1:05:50 s’est maintenu jusqu’à plus tôt cette année.

« Front runner » sans peur, elle va sans doute mettre de la distance entre elle et le reste du parterre tôt dans la course.  Parmi ses adversaires il y a ses compatriotes Caroline Kilel et Filomena Chepchirchir, 1ère et 2ème au marathon de Francfort de 2013, la première à 2:22:34.

Il ne faut pas non plus oublier l’Éthiopienne de 24 ans Yebrqual Melese, qui a inscrit un meilleur temps personnel de 31:40 au 10K de l’an passé avant de remporter le titre national éthiopien au 10 000m à Assela.  Aller chercher un titre national dans l’une ou l’autre de ces pays de l’Afrique de l’est est déjà une réalisation magnifique à tous égards.

Trois des meilleures coureuses de distance du Canada vont se livrer la lutte au niveau national. La détentrice canadienne du record de marathon (2:28:00), Lanni Marchant, qui a terminé en 14ème place dans l’ensemble et première chez les Canadiens au marathon de Boston le 21 avril, s’attaquera à ses rivales Krista Duchene et Tara Korir.  Cette dernière, née à St. Clements (Ontario), vient juste de terminer six mois d’entraînement en haute altitude au Kenya avec son mari Wesley Korir, qui va s’aligner au départ du Marathon d’Ottawa le matin du jour suivant.

Avec un meilleur chrono personnel de 31:57 et après avoir couru un 32:29.61 sur piste le 4 avril, Marchant est la plus rapide sur papier, mais il n’est pas possible de savoir à quel point elle va récupérer de sa course sur les collines de Boston juste cinq semaines plus tôt.  Pendant ce temps, Duchene a entamé 2014 avec des victoires à la Around the Bay Road Race (30km) et au Harry’s Spring Run Off 8km, démontrant ainsi qu’un hiver à prendre le chemin à 5 heures du matin dans des conditions arctiques n’a fait que la renforcer.

Chose qu’Ottawa a en propre, la course offre un boni de « compétition entre sexes ».  Les femmes d’élite auront un avantage de départ d’à peu près 4 minutes, et quiconque franchit le fil d’arrivée le premier ou la première ira chercher 4 000 $ qui s’ajouteront au prix de 6 000 $ pour la première place.  Un record de parcours va chercher encore 2 000 $ de plus.

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