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Current Issue: Mars 2013

Motivation

Mars 2013

Entretien sur la course – Avec la marathonienne canadienne Krista DuChene

Ce mois-ci, notre série d’entrevues se poursuit avec une des meilleures coureuses de distance du Canada, Krista DuChene. Au sortir d’une incroyable année de meilleurs chronos personnels, Krista nous dit avoir réussi à trouver un bel équilibre entre l’entraînement et la vie, pouvoir garder un regard positif malgré les blessures et pourquoi, quand il s’agit de la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa, ça ne concerne pas seulement son propre succès.

Q : Comment êtes-vous venue au sport de la course de distance ? Quand avez-vous su que vous étiez sérieuse concernant cette affaire de course ?

R : À l’école secondaire, je faisais de la course sur piste et du cross-country, et je jouais au hockey. Dans ma première année à l’Université de Guelph, j’ai essayé le cross-country et le hockey, mais avec mes études à plein temps et ma mère qui était aux prises avec le cancer un an après que mon père en soit mort, c’était trop. Alors, j’ai choisi le hockey, mais je courais ‘en supplément’ pour rester en forme et parce que j’aimais ça.

Après mon diplôme, je abandonné le hockey et je suis revenue à la course en pensant qu’il serait amusant de m’essayer à un marathon ! J’imagine que j’ai su que je prenais la course au sérieux quand j’ai remporté mon premier marathon avec un nouveau meilleur chrono personnel, un an après la naissance de mon deuxième enfant, tout en courant seulement de 60 à 80 km/semaine. C’était le jour de la Fête des mères et c’est là qu’on m’a la première fois appelée « Marathon Mom ». Peu après, j’embauchais mon premier entraîneur, Nicole Stevenson, et je me mettais à la recherche de commanditaires.

Q : Vous avez eu une année bannière en 2012, en remportant le Scotiabank Vancouver Half Marathon and Around the Bay et en établissant une demi-douzaine de nouveaux meilleurs chronos personnels, dont un étonnant 2:32:06 au marathon de Rotterdam – tout ça après la naissance de votre troisième enfant en mars 2011. À quoi attribuez-vous tout ce succès ?

R : En rétrospective, 2012 a certainement été une année de succès et j’en suis très reconnaissante. J’avais toujours dite que Dieu m’avait donné ce don de pouvoir équilibrer le travail, la situation de parent et la course, et je suis très bénie. Depuis mon tout premier marathon, en 2002, je n’ai jamais cessé d’augmenter mon kilométrage et mon intensité et de fixer des objectifs plus élevés. Mes trois grossesse m’ont permis de prendre des pauses complètes, mentalement et physiquement. Je suis très prête à retourner à l’entraînement après et je vise souvent à courir mes premiers 5K à une cadence objectif de marathon. J’ai de la peine à le faire parce que j’ai un peu trop de poids et, évidemment, je ne me suis pas entraînée de la même façon, mais je persévère et je n’ai pas peur d’un peu de douleurs ! J’écoute mon corps, je mange bien, je m’hydrate bien et je dors bien. En mon entraîneur, Rick Mannen est superbe. Nous communiquons tous les jours et nous sommes toujours sur la même longueur d’onde.

Q : Est-ce que le fait d’être mère a influencé votre rapport au sport, ou votre façon d’aborder la course de distance ? Si c’est le cas, comment ?

R : Comme mère, je fais le meilleur usage de toutes et chacune des minutes d’entraînement et je planifie mon horaire des semaines à l’avance. Je me concentre sur ce que je fais dans le moment, ce qui fait que, quand je suis à l’entraînement, je ne me sens pas comme si je devrais être avec mes enfants, et que quand je suis avec mes enfants, je ne me sens pas comme si je devrais faire de l’entraînement. À mesure que mes enfants grandissent, je suis surprise de l’influence positive que j’ai eue sur eux. Mon mari et moi nous efforçons d’incarner le comportement que nous voulons voir chez nos enfants, et quand nous voyons leur passion, c’est très gratifiant.

Q : Vous vous êtes remise d’une blessure à la hanche subie au Toronto Scotiabank Waterfront Marathon, et puis, récemment, vous vous êtes fêlé quelques côtes en patinant avec vos enfants. Comment maintenez-vous votre motivation à travers de longs programmes d’entraînement intense, particulièrement quand vous avez des contrariétés comme des blessures ?

R : Le moment où ces blessures se sont produites était idéal, au moment où je n’étais pas en compétition et où j’avais besoin d’une pause après deux marathons à 2:32 en 2012. À cause de ma foi chrétienne, j’ai toujours eu confiance en Dieu et j’ai connu la paix dans diverses luttes de ma vie et ça n’était pas différent. Il y a certainement eu des moments où je me suis sentie un peu découragée, mais pour la majeure partie, j’ai fait bon accueil au changement de routine et je me suis quand même fixé des objectifs. Je n’ai jamais eu à lutter avec la motivation. En fait, je ne pense pas avoir jamais eu une journée où je n’ai pas voulu faire de l’exercice. J’ai établi un programme stable d’entraînement croisé, j’ai profité de plus de temps de qualité avec mes enfants et j’ai accompli quelques choses qui avaient eu une priorité moindre en 2012. Mon entraîneur, Rick Mannen, a aussi été d’un grand secours comme marathonien expérimenté lui-même.

Q : En plus d’être une coureuse de distance professionnelle et une mère, vous êtes aussi nutritionniste. Comment établissez-vous un équilibre entre vos diverses responsabilités/intérêts/amours tout en maintenant la concentration intense qu’exige la course à un niveau d’élite ?

R : La communication avec mon mari est capitale pour équilibrer l’entraînement, le travail, le bénévolat et l’école et les activités des enfants. Je confirme toujours les activités de la journée et je regarde à l’avance pour toujours maintenir toutes les balles en l’air. J’ai toujours eu une passion pour faire tellement de choses ensemble et d’adore le fait d’être occupée à porter tant de chapeaux ! À la maison, nous nous appelons « l’équipe DuChene », et ça nous aider à mieux travailler ensemble.

Q : Vous avez mentionné que vous passez parfois une fin de semaine en famille à la sortie d’une course. Avez-vous des conseils de fins de semaines de courses pour équilibrer le fait de vous amuser avec votre famille et d’être prête à courir au niveau supérieur ?

R : Quand nous voyageons en famille pour aller à une course, je fais des listes et je commence à faire les bagages des semaines à l’avance. Avec de jeunes enfants, je m’assurer de tout mettre mes affaires dans un endroit qu’on ne peut pas atteindre, pour que les choses ne se perdent pas !

J’essaie de rendre la chose la plus facile possible pour mon mari en mettant dans les bagages les vêtements, les jouets, les livres et les collations de façon à répondre aux besoins des enfants pendant que nous sommes en voyage. Nous essayons de rester le plus près possible de notre routine normale pour les repas et le sommeil parce que c’est le mieux pour nous tous. Pour le plaisir, je vais rester à l’hôtel pour me reposer pendant que le plus jeune fait son somme, et mon mari et les plus vieux sortent pour l’après-midi.

Krista DuChene

Q : Vous avez eu beaucoup de succès à courir à Ottawa. Qu’est-ce que vous aimez de la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa ? Un moment préféré de course à Ottawa ?

R : La Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa a été une réussite pour moi en tant qu’athlète et beaucoup de plaisir pour notre famille. À cause de la course amusante, les enfants et mon mari peuvent participer, ce qui est vraiment super pour eux. Je peux les encourager, et ils vont faire la même chose pour moi plus tard ! Tout est bien organisé et il y a un grand sens d’esprit communautaire qui émane des participants et des spectateurs. Mon moment préféré de course à Ottawa, c’est l’an passé, en 2012, quand mes deux garçons ont couru avec mon mari en poussant ma fille dans le « Chariot » pour la course de 2 km.

Q : Pour ce qui est de l’avenir, quels sont vos objectifs de course pour 2013 et plus loin ?

R : Pour le moment, nous continuons à nous concentrer sur mon rétablissement de mes blessures au bassin/hanche et aux côtes tout en retournant graduellement à la course. Tout comme après la naissance d’un enfant, nous allons graduellement augmenter le kilométrage et l’intensité tout en maintenant une routine constante d’entraînement croisé. Je vais sûrement encore mettre la barre à bonne hauteur, à la poursuite du record canadien de 2:28:36, et je serais très heureuse d’avoir quelques autre meilleurs chronos personnels cette année ! L’objectif à long terme, ce serait définitivement d’être le porte-étendard au marathon des Jeux olympiques de 2016 à Rio. Un autre bébé d’ici là serait super (?!!) et, puisqu’il me semble aller de plus en plus vite après chaque bébé, ça pourrait tomber juste bien (;

Merci, Krista, d’avoir pris le temps de causer avec nous, et nous vous encourageons fort d’établir ce record canadien !

Mars 2013

L’élan de mars : des conseils pour maintenir sa motivation

Nous sommes en mars. Vous avez votre programme d’entraînement. Vous enfilez vos courses hebdomadaires et, nous l’espérons, vous sentez que vous faites de bons progrès dans votre cheminement vers la réussite de votre Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa. Peut-être même à votre rythme de croisière, pour ainsi dire. Alors, comment conserver cet élan de mi-saison ? Dans cet article, nous explorons des stratégies qui vous permettent de rester en phase avec votre programme et d’attiser le feu que vous avez au ventre.

La motivation – qui comprend à la fois les raisons qui vous poussent à atteindre votre but et votre volonté de le faire – peut venir de l’intérieur de vous-même (interne) et/ou de l’extérieur (externe). Ce qui veut dire que, si vous commencez à manquer de motivation interne, vous pouvez toujours chercher des sources externes pour vous aider tant que vous n’aurez pas retrouvé l’inspiration, et vice versa.

La motivation interne

Écoutez votre corps. Même si vous avez le sentiment d’être an rythme de croisière à ce moment-ci de la saison, assurez-vous que votre corps ne se butte pas contre un mur. Si vous courez plus loin et plus vite que votre corps est prêt à prendre, vous pouvez vous retrouver à vous sentir vidé, découragé et/ou blessé. Et tout ça peut vous dérober votre volonté de poursuivre… votre poursuite.

Être à l’écoute de votre corps, tel est le message clé de Paula Burchat, entraîneur du Club Courez Ottawa. Paula souligne que le corps nous donne tout plein de rétroaction : « douleur, fatigue, difficulté à dormir, faim et sautes d’humeur. C’est le langage que votre corps utilise pour vous dire ce qui ne va pas. » Alors, si vous ressentez l’un ou l’autre de ces symptômes, écoutez votre corps et donnez-vous une chance de récupérer en prenant quelques jours de repos – pour retourner ensuite à l’entraînement avec un renouveau de rebondissement dans votre démarche.

Donnez-vous des tapes sur l’épaule. Mettez-vous à l’écoute de vos progrès et célébrez les gains que vous avez faits – aussi petits qu’ils soient. Les psychologues du comportement savent que la récompense qu’on accorde au bon comportement augmente la probabilité qu’un organisme (par ex., un coureur de distance qui a faim) s’engage encore dans ce même comportement (par ex., coller à votre programme toute la semaine). Après tout, qui ne préfère pas la carotte au bâton ? Alors puisez dans le pouvoir du renforcement positif et conditionnez votre cerveau autant que votre corps. Une pizza, un bain moussant chaud avec un verre de vin, un massage, un nouvel équipement qui vous tente – le choix de la récompense vous appartient. Vous travaillez dur, alors faites-vous un peu plaisir. Vous avez la science de votre bord.

Redécouvrez votre raison. Quand vous vous réveillez tôt par un matin froid et noir, et que vous contemplez la perspective de vous tirer du lit et de courir à travers les rues désertes, votre esprit peut regorger de millions d’excuses pour ne pas le faire. Sachez que votre raison pour courir (même par un matin froid et noir) est plus profonde et plus puissante. Pour vivre plus sainement, pour un sens d’accomplissement, pour établir votre confiance en vous, pour vous prouver à vous-même que vous pouvez le faire, pour le simple plaisir de le faire, ou, pour paraphraser une admirable citation de George Sheehan, pour devenir la personne que vous êtes. Écrivez vos raisons. Collez-les sur le frigo. Portez-les dans votre poche. Laissez-les vous donner la réponse chaque fois que vous êtes assailli par le doute concernant votre volonté de faire de l’entraînement.

La motivation externe

Joignez-vous à un club. S’entraîner avec d’autres, ce n’est que plus plaisant. Qui plus est, la poussée des autres peut vous donner l’énergie dont vous avez besoin pour vous lever et sortir, ces matins ou ces soirs-là, quand ça vous ne dit pas, tout simplement, de courir. Ajoutez un entraîneur expérimenté qui peut vous aider à bidouiller un programme d’entraînement pour qu’il corresponde à votre niveau de forme et vos objectifs de course personnels et, vraiment, vous ne pouvez pas vous tromper. Comme on l’an mentionné dans le numéro du mois passé, vous pouvez vous inscrire à un groupe d’entraînement en passant par Running Room ou vous joindre à l’un des meilleurs clubs de course d’Ottawa, comme le Club Courez Ottawa (le club d’origine de la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa et de l’entraîneur Paula Burchat).

Constituez votre équipe. Dans votre plan d’entraînement, mettez à contribution des amis et des membres de votre famille (qui vous appuient !). Communiquez-leur vos objectifs de course et votre horaire d’entraînement, ou commencez un blogue d’entraînement et communiquez-leur le lien. Pourquoi ? Parce que ces jours-à, où votre confiance en vous en prend pour son rhume, ils peuvent vous raccrocher avec un bisou, quelques mots d’encouragement et/ou un repas après la course qui vous aidera à vous remettre sur la voie. Pour un bel exemple, voyez notre entrevue avec la première marathonienne canadienne Krista DuChene pour apprendre comment « l’équipe DuChene » est une des clés de son succès.

Laissez-vous inspirer. Être inspiré, essentiellement, ça veut dire de respirer un besoin, une idée, un sentiment ou une capacité que dégagent vos alentours. L’idée, ici, c’est que quand nous manquons de la volonté ou de la direction dont nous avons besoin pour courir, nous pouvons la trouver et la sentir dans les hauts-faits et les histoires d’autres personnes. Alors, allez voir un blogue de course (nous en avons examiné plusieurs dans les quelques derniers numéro du Pouls), repassez les dernières présentations de vêtements, les dernières revues et les derniers livres de course, regardez un bon film de sports, ou parlez métier avec les membres de votre groupe de course. Tout ce qui peut vous inciter à sortir courir.

Et si vous cherchez un bon endroit où commencer, amenez-vous aux archives de Runner’s World et consultez leurs 101 Kicks in the Butt.

 

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