S’entraîner malgré le blues de l’hiver

par Katie McMahon

Décembre est là. Vous vous levez, assez tôt, et vous préparez à faire votre course du matin. Vous regardez par la fenêtre, et… aïe! De la pluie verglaçante! Votre enthousiasme se transforme rapidement en hésitation, et l’idée de raccourcir votre séance d’entraînement ou même de retourner vous cacher sous les couvertures commence à vous plaire.

Qu’on s’en réjouisse ou non, une des réalités du quotidien dans notre magnifique ville d’Ottawa est que durant au moins cinq mois par année, on marche dans la neige et la température descend sous zéro. Chez les coureurs, ces conditions hivernales amènent plusieurs défis : courir sur des routes glissantes, s’entraîner sans soleil ou simplement manquer de motivation pour sortir de chez soi. Ici, l’hiver s’amuse à nous tester, et c’est le moins qu’on puisse dire. Toutefois, les premières activités et courses sont prévues au printemps, et lorsqu’il faut s’entraîner, il est hors de question de succomber au blues de l’hiver!

Voici quelques conseils sur les aspects psychologiques de la course, qui vous motiveront à sortir de la maison et vous aideront à reprendre le contrôle de votre entraînement :

  • Courez avec d’autres personnes. Une des meilleures sources de motivation est de savoir que des amis vous attendent et qu’ils sont prêts à courir avec vous. Il devient difficile de se décommander lorsqu’on déçoit un groupe, alors qu’il est facile de se convaincre soi-même de rester à la maison. De plus, lorsque vous vivez une expérience avec d’autres personnes qui partagent votre passion, vous développez un sentiment d’accomplissement et vous réalisez que vous appartenez à une grande communauté, sans compter que courir avec des amis est très agréable.
  • Changez la routine. Suivre le même parcours jour après jour peut devenir ennuyant. Certes, le tour du quartier est parfois la seule option, mais si l’occasion se présente, n’hésitez pas à emprunter un nouveau chemin. La nouveauté contribuera certainement à agrémenter les journées monotones. Avez-vous déjà pensé à une course sur sentier ou même à une séance d’entraînement en raquettes? Essayez de courir d’un point à un autre, au lieu de faire une boucle. Je vous garantis que le fait de changer votre routine est une façon amusante d’augmenter votre motivation, quel que soit le moment de l’année.
  • Prenez rendez-vous avec vous-même. Parfois, il suffit que la météo nous boude pour nous convaincre de reporter une séance d’entraînement. Les gens sont souvent si débordés avec le travail, les enfants ou la vie de couple qu’il ne reste presque plus de temps à l’horaire pour garder la forme. Si vous tenez à ne plus manquer vos courses ou séances d’entraînement, inscrivez-les carrément à l’horaire! Écrivez le nom de l’activité dans votre agenda, comme s’il s’agissait d’une réunion avec un client. De cette façon, le temps est réservé et l’activité ne risque plus de devenir une option.
  • Pratiquez des exercices que vous maîtrisez. Un important facteur qui contribue à la motivation d’une personne est le sentiment de compétence qu’elle éprouve lorsqu’elle pratique une activité. Même si vous n’avez pas l’impression d’être une vedette à chaque course, il est important de réserver au moins une séance par semaine à vos exercices préférés, surtout si vous commencez à perdre l’enthousiasme. Opter pour un type de course qui vous remonte toujours le moral est assurément un meilleur choix que de rester chez soi!

Allez-y, mettez en pratique tous ces conseils! L’hiver est dur parfois, mais c’est aussi une excellente saison pour essayer de nouvelles méthodes d’entraînement. Réfléchissez aux moments où vous manquez de motivation et comparez-les aux moments où vous en avez. Quelles sont les différences? En résumé, pour réussir à changer votre routine, afin d’augmenter votre motivation et combattre le blues de l’hiver, vous devez expérimenter, vous entraîner avec des amis et accorder la priorité à votre santé!

Katie McMahon – Consultante en performance mentale – Maîtrise ès activité physique – Concentration en intervention et consultation – Membre étudiante de l’Association canadienne de la psychologie sportive (ACPS)