Le chronomètre de Darwin : L’évolution de la course de distance
Basé sur un reportage tiré de Science Daily.
Comme coureurs de distance, nous avons toujours senti que nous étions hautement évolués. Il y a maintenant une preuve scientifique (ou une théorie intrigante, de toute façon) qui relie notre passion pour les sports d’endurance à notre passé d’évolution lointaine. Nos prédécesseurs chasseurs-cueilleurs avaient besoin de couvrir de grandes distances rapidement pour survivre – ils étaient essentiellement des athlètes de distance. Ce qui veut dire que, comme espèce, nous courons et nous nous fions à notre endurance physique depuis des millénaires. C’est essentiellement dans notre ADN.
Mais comment les scientifiques savent-ils que nous avons été biologiquement programmés pour courir et prospérer sur l’exercice aérobique ? Hé bien, un indice clé, c’est ce qui s’appelle communément « l’euphorie du coureur » - la poussée d’humeur et d’énergie que nous sentons après un exercice intense. Cette sensation d’euphorie est en fait produite par l’activité neurologique dans les « cheminements des motivations » du cerveau – les parties du cerveau qui nous récompensent pour de « bons » comportements évolutionnaires, comme la bouffe, le sexe et, qui l’eut cru, la course de distance.
Mais une découverte intéressante, c’est que ce ne sont pas tous les mammifères qui ont des cerveaux qui « récompensent » l’exercice aérobique. Par exemple, les chercheurs ont comparé des participants humains à ceux d’une espèce moins orientée sur l’endurance, le furet, et ils ont trouvé que les affables rongeurs ne tiraient aucune poussé chimique après un exercice intense, alors que les cheminements de récompenses dans les cerveaux des participants humains s’allumaient comme un arbre de Noël.
Qu’est-ce que tout cela peut vouloir dire ? Que nous avons évolué pour nous engager dans des activités aérobiques, comme la course de distance. Nous l’avons littéralement dans notre sang. Quelque chose à garder à l’esprit la prochaine fois que vous êtes sur une course d’entraînement particulièrement fastidieuse, quand vos muscles et vos poumons se sentent comme s’ils étaient sur le point de lâcher… Restez concentrés – une autre euphorie du coureur est sur le point de se montrer le bout du nez.
Lecture recommandée
Le blogue du marathonien Rob Watson est une lecture très fortement recommandée. Sa combinaison d’entraînement détaillé entrelardé de réflexions humoristiques sur la vie et le sport d’endurance, c’est de l’or en barre. Et il a tellement l’air d’être juste un gars bien, avec les pieds bien à terre – qui court pour l’amour du sport en dépit des bosses qu’il peut trouver sur son chemin. C’est quelqu’un que vous avez juste le goût d’encourager. Et nous espérons sincèrement qu’au moment de lire ces lignes, il se sera qualifié pour courir pour le Canada aux Olympiques… Pour visiter son incroyable blogue, cliquez ici.